Des langages et des Interfaces
Une amie m'a récemment dit "j'espère juste que tout le monde est pas comme vous", phrase qui pour ne pas être mal prise, a du avoir son contexte bien précisé, et qui en générale n'est pas positive.
Ceci me fait penser que le langage regroupe des expressions qui sont toutes plus ou moins voir pas du tout liées de façon contextuelle.
D'après le philosophe Wittgenstein: Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence. ("Wovon man nicht sprechen kann, darüber muß man schweigen"), ce qui implique qu'on ne pourrait pas penser à ce qu'on ne peut pas exprimer. L'outil humain pour s'exprimer est le langage, qui évolue au besoin de l'homme s'exprimer sur son environnement.
Cette constatation lie donc logiquement et directement le langage et nos interactions avec l'environnement. Nôtre évolution et l'adaptation qui la suit dans cet environnement explique nôtre habileté dans celui-ci, mais qu'en est-il d'une interface virtuelle? Celle d'un ordinateur par exemple, est conçu directement par un humain, qui imprime sa façon de s'exprimer et de penser dans l'utilisation d'un système. Logiquement il serait impossible pour cette personne de concevoir une interface dont il ne pourrait pas exprimer la description.
Pour revenir au contextuel, imaginons qu'il existe des actions que que l'on puisse effectuer de façon non contextuelle. Une personne privée d'un sens, une personne aveugle par exemple, pourrait s'en servir puisqu'il saura directement ce qu'il se passe, et donc une interfacetotalement non contextuelle serait créée, mais avec un nombre d'actions très grand.
De l'autre côté de la balance on pourrait aussi faire une interface totalement contextuelle, qu'une personne à mobilité réduite pourrait utiliser, puisqu'il n'y aurait qu'un nombre très petit d'interactions, efficaces mais à l'effet toujours liée au contexte.
Imaginons alors que la différence entre cultures existe aussi dans les interfaces produites. Puisque nous avons du mal à distinguer les nuances présentes dans le langage chinois, pourrait-on utiliser une interface conçu pour et par une personne chinoise. Une telle interface serait certainement plus facile d'utilisation comparé à uneinterface non contextuelle pour une personne chinoise que pour une personne des États-Unis.
Une autre question se pose: Et si une personne grandit sans environnement sur lequel baser son langage et sa capacité à s'exprimer? D'un côté ses interactions, si elles se développent, seraient très limitées, mais d'un autre elle seraient totalement non contextuelles et son interface personnelle serait utilisable par tout le monde, mais cependant avec difficulté. A ces actions s'ajoutent tout ce qui est mémoire génétique: Un enfant reconnaîtra toujours un visage humain, aura peur d'une chose qui grogne avec des dents, et en trois traits on pourra dessiner un visage que tout humain reconnaît.
On pourrait alors diviser les interactions avec une machine en trois groupes: actions non contextuelles, actions globalement humaines, et actions localement humaines.
Voilà, une analyse courte de mes idées du moment sur les interfaces et le langage.
A approfondir...
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